Le pétrole plombé par la hausse des stocks de brut aux Etats-Unis

AWP

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Le Brent termine sur une dégringolade de 2,71 dollars à 56,23 dollars et le WTI clôture sur un plongeon proche du seuil de 51 dollars.

Les cours du pétrole ont terminé en forte baisse mercredi, l’annonce d’une hausse surprise des réserves de brut aux Etats-Unis s’ajoutant aux craintes persistantes sur un affaiblissement de la demande mondiale en or noir en raison de la guerre commerciale.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a cédé 2,71 dollars, ou 4,6%, pour finir à 56,23 dollars.

Le baril de WTI coté à New York a de son côté perdu 2,54 dollars, ou 4,7%, pour s’établir à 51,09 dollars.

Les prix du brut, lestés par la morosité ambiante sur les marchés financiers, s’affichaient déjà en forte baisse avant la diffusion du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Ils ont creusé leurs pertes quand l’agence a fait état d’une augmentation inattendue des stocks de pétrole brut (+2,4 millions de barils) la semaine dernière aux Etats-Unis après sept semaines consécutives de repli.

La cadence des raffineries a pourtant grimpé à son plus haut niveau de l’année, ces dernières fonctionnant en moyenne à 96,4% de leurs capacités contre 93,0% la semaine précédente.

Mais dans le même temps, la production, qui avait fortement reculé après le passage de la tempête tropicale Barry sur le Golfe du Mexique et ses côtes mi-juillet, a continué à se redresser, s’établissant en moyenne à 12,3 millions de barils par jour (mbj).

Les importations, également perturbées par la tempête Barry, ont aussi continué à se relever, à 7,15 millions de barils par jour (mbj) contre 6,66 mbj la semaine précédente, tandis que les exportations américaines ont nettement reculé, passant de 2,57 mbj à 1,87 mbj.

En pleine saison des grands déplacements en voiture pour les vacances d’été, les stocks d’essence ont dans le même temps augmenté de 4,4 millions de barils, là où les analystes s’attendaient à un recul, et ceux d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont avancé de 1,5 million de barils.

«La production d’essence et de produits distillés est trop élevée par rapport à la demande», a noté Andrew Lebow de Commodity Research Group.

La persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine fait en effet craindre aux acteurs du marché une diminution des achats d’or noir par Pékin et, plus largement, à un ralentissement de l’économie mondiale pesant sur la demande en énergie.