Sonder l’avenir de la Suisse

Yves Hulmann

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Nicolas Mirabaud, associé gérant, détaille l’initiative lancée par le Groupe Mirabaud avec l’EPFL consacrée aux raisons de croire en la Suisse.

A l’occasion de son bicentenaire, le Groupe Mirabaud lance un important travail d’analyse et de témoignages consacrés aux «200 raisons de croire en la Suisse, aujourd’hui et demain». Dans cette optique, la banque genevoise s’associe avec l’EPFL, en tant que partenaire scientifique, qui, de son côté, célèbre le 50e anniversaire de sa fédéralisation. Cette initiative se déclinera sous la forme d’un livre blanc et de plusieurs manifestations prévues l’an prochain. Tout d’abord, en février à l’EPFL, où il sera question de l’avenir du travail et des solutions innovantes proposées par les grandes écoles pour se former tout au long de sa vie aux métiers de demain. Puis, au printemps à Zurich, où aura lieu une conférence intitulée «La Suisse est-elle toujours désirable?». Plus tard, au cours de l’année 2020, les résultats de ces travaux consacrés à 50 thématiques - portant sur divers thèmes comme l’image de la Suisse, l’économie, l’environnement, la formation, la numérisation ou la sécurité - seront présentés sous plusieurs formes, à la fois via les médias, par le biais des réseaux sociaux et à travers l’édition d’un «Livre blanc». Entretien avec Nicolas Mirabaud, associé gérant du Groupe Mirabaud. 

«Nous avons eu l’idée de lancer une réflexion sur les atouts de la Suisse
et de laisser une trace écrite de ces réflexions.»
Mirabaud, qui célèbre cette année son bicentenaire, s’associe avec l’EPFL pour lancer une initiative nationale consacrée aux 200 raisons de croire en la Suisse. Pourquoi avez-vous décidé de vous associer, dans le cadre de cette initiative, avec une école polytechnique plutôt qu’avec un institut de recherche économique par exemple? 

La célébration du bicentenaire de l’existence de Mirabaud a été pour nous l’occasion de faire le point de manière générale et de nous intéresser à notre environnement depuis 200 ans. Nous avons eu l’idée de lancer une réflexion sur les atouts de la Suisse et de laisser une trace écrite de ces réflexions. S’agissant du choix de l’EPFL, nous avons rapidement eu l’idée de contacter cet institut, à la fois en raison du prestige dont bénéficie cette institution et aussi parce qu’elle a toujours été orientée vers l’avenir, vers l’innovation. Il ne s’agit toutefois pas d’un partenariat exclusif entre notre établissement et l’EPFL: le but est au contraire que tout le monde puisse profiter d’une manière ou d’une autre des réflexions qui sortiront des publications et des manifestations organisées dans le cadre de cette initiative.

Parmi les 50 thématiques définies, cinq d’entre elles se rapportent plus spécifiquement à l’économie et à la finance. L’expertise du Group Mirabaud sera-t-elle davantage mise en évidence dans ce domaine que pour d’autres thèmes? 

Non, je dirais que notre rôle est avant tout celui d’un chef d’orchestre, qu’il s’agisse de thématiques liées à l’économie ou à d’autres sujets. Tout au plus, nous mettrons à disposition notre réseau de connaissances ou pour faciliter l’accès à certains experts. Notre but est de mettre en évidence l’écosystème dans lequel nous évoluons, celui de la Suisse, non pas de nous mettre nous-mêmes en scène ou de mettre en valeur nos experts. C’est un peu comme pour le Bol d’Or Mirabaud, nous sommes partenaire de la manifestation mais pas un simple sponsor.

«Le but n’est pas de faire de la publicité pour Mirabaud.»
Quel retour espérez-vous de cette série d’événements pour votre établissement? 

Ici aussi, nous voulons assurer avant tout un rôle de coordination entre les différents experts, auteurs et autres intervenants qui participeront à ce projet. Le but n’est pas de faire de la publicité pour Mirabaud. Notre objectif est de rendre à la Suisse ce qu’elle nous a donné durant nos deux cent ans d’existence et de contribuer à faire avancer les réflexions sur son avenir.

S’agissant de la forme des publications qui résulteront de cette initiative, pourquoi avoir choisi une publication sous forme de «Livre blanc» plutôt que d’avoir opté pour d’autres moyens plus interactifs pour entrer en contact avec le public? 

L’un n’empêche pas l’autre. Les 50 contributions de nos experts seront présentées sous forme écrite, avec des articles de deux ou trois pages. Cela n’empêchera bien sûr pas la mise sur pied d’autres formes plus interactives, notamment en utilisant les réseaux sociaux. Dans un monde où l’aspect concret reste important, je pense qu’il est cohérent de conserver une trace écrite des contributions qui seront effectuées, en plus de leur version numérique.

«Le livre sera publié en français et en allemand, voire une autre langue,
et nous organiserons une conférence à Zurich au printemps.»
Il s’agit d’une initiative nationale. Qu’est-ce qui est prévu en dehors de l’Arc lémanique? 

Tout d’abord, le livre sera publié à la fois en français et en allemand, voire une autre langue. Ensuite, nous organiserons une conférence à Zurich le printemps prochain. Enfin, plusieurs auteurs alémaniques ou provenant d’autres régions linguistiques écriront aussi des contributions.

Parmi toutes les thématiques abordées, laquelle vous paraît particulièrement importante pour les deux à trois prochaines décennies? 

Je pense que les questions en rapport avec la sécurité numérique, notamment celles liées à la protection des données et de la vie privée, feront partie des thèmes qui continueront de nous préoccuper pendant encore plusieurs dizaines d’années et où la Suisse a une expertise à valoriser.