BPCE retrouve des couleurs au troisième trimestre

AWP

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De juillet à fin septembre, le groupe bancaire dirigé par Laurent Mignon a dégagé un bénéfice net en hausse de 18,5% sur un an, à 943 millions d’euros.

Le groupe BPCE, réunion des réseaux Caisse d’Épargne et Banque Populaire, a connu un troisième trimestre globalement solide, retrouvant des couleurs après un début d’année terni par le poids de sa restructuration et des turbulences en banque de financement et d’investissement.

De juillet à fin septembre, le groupe bancaire mutualiste a dégagé un bénéfice net en hausse de 18,5% sur un an, à 943 millions d’euros, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué financier.

Ce grand bond en avant est toutefois en trompe l’oeil et s’explique pour partie par un effet de base favorable: au troisième trimestre 2018, les comptes de la banque avait été lourdement grevés par une facture de 251 millions d’euros liée à des coûts de transformation et de restructuration. Au troisième trimestre 2019, ces coûts se sont révélés nettement moins élevés, à 95 millions.

Corrigé de cet effet de base, le groupe affiche un bénéfice net en progression de presque 3% et revendique une activité commerciale dynamique dans tous ses métiers, notamment chez sa filiale cotée Natixis, qui regroupe les activités de marché, l’assurance ou encore la gestion d’actifs.

Du côté des recettes, le produit net bancaire a atteint un peu plus de 5,9 milliards d’euros, en hausse de 0,8% sur un an, à taux de change constants.

Ces performances viennent redorer un tableau qui était apparu en demi-teinte depuis le début de l’année, avec un premier trimestre lesté entre autres par d’importantes charges de restructuration et un deuxième trimestre pénalisé par des secousses dans les activités de financement et d’investissement.

Sur les neuf premiers mois de l’année, BPCE affiche un produit net bancaire en repli de 1,3% et un bénéfice net en baisse de presque 6%.