BPCE: recul du bénéfice net trimestriel à cause de coûts exceptionnels

AWP

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«On est en train de finaliser toutes les opérations de transformation», a déclaré le président du directoire Laurent Mignon.

Le groupe bancaire mutualiste BPCE a enregistré un bénéfice net de 340 millions d’euros en chute de près de 44% sur le premier trimestre, lesté par des charges exceptionnelles notamment liées à la dépréciation de la néobanque allemande Fidor.

Sur la période, BPCE a enregistré 257 millions d’euros de coûts de transformation et de restructuration.

Une fois retraité de ces éléments exceptionnels et à périmètre comparable, le groupe bancaire, qui achève sa transformation, n’enregistre plus qu’une baisse de 4,5% de son bénéfice net à 623 millions d’euros.

Au niveau commercial, le mastodonte de la banque mutualiste accuse un recul limité de 1% de son produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d’affaires, qui atteint 5,9 milliards d’euros.

Cette baisse des revenus reflète les performances commerciales contrastées de Natixis, l’entité cotée du groupe, dont les activités de gestion d’actifs et de marché ont été malmenées entre janvier et mars, à l’instar d’autres banques européennes.

Néanmoins, à contre-courant des tendances du secteur, l’embellie commerciale provient des métiers de banque de détail et d’assurance des réseaux Caisses d’Épargne et Banques Populaires dont le PNB a progressé de 2,3% à 4 milliards d’euros.

«C’est un bon signe du trimestre dans un environnement qui reste tendu car les taux d’intérêt restent extrêmement bas avec une bonne maîtrise de ses charges», a commenté Laurent Mignon, président du directoire de BPCE, auprès de l’AFP.

Le groupe bancaire mutualiste, qui a entamé sa mue dès 2016 pour s’adapter à la transformation numérique, en supporte encore les coûts sur ce trimestre, mais paye aussi l’impasse stratégique de l’acquisition de Fidor.

«On est en train de finaliser toutes les opérations de transformation», a déclaré Laurent Mignon, précisant que ce trimestre était «marqué par la prise en compte du caractère non stratégique de Fidor», qui se traduit par une dépréciation de 148 millions d’euros.

Le restant des coûts exceptionnels a concerné la transformation des réseaux en banque de détail ainsi que l’absorption du Crédit Foncier dont la production d’activité a été transférée depuis mi-février aux réseaux Caisses d’Epargne et Banque Populaire.

Sur ce trimestre, BPCE a enfin entériné le transfert en son sein des métiers spécialisés de financement de Natixis - comme l’affacturage ou le crédit consommation.

Cela permet à son entité coté Natixis d’afficher un bénéfice net en très forte hausse à 764 millions d’euros. Toutefois, en excluant cette transaction, le bénéfice net recule de 33% à 192 millions d’euros, inférieur aux attentes. Le PNB ressort également en recul de 3% à 2,1 milliards d’euros.