Amundi affiche un bénéfice net en hausse malgré un contexte difficile

AWP

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«Globalement, il y a beaucoup de signes encourageants pour le deuxième semestre», a assuré Yves Perrier, directeur général du groupe.

Amundi, poids lourd mondial de la gestion d’actifs, a vu son bénéfice net au premier semestre 2019 progresser de 5,6%, à 480 millions d’euros, malgré une décollecte liée à l’aversion au risque qui pèse toujours sur le secteur.

Sur le seul deuxième trimestre, la hausse du résultat net a été de 4,9%, a détaillé mercredi le groupe français dans un communiqué. Il atteint 245 millions d’euros, un chiffre supérieur aux attentes des analystes.

Le consensus compilé par le fournisseur de données financières Factset tablait sur 221 millions d’euros, et celui de l’agence Bloomberg sur 221,5.

Ces résultats «très solides, traduisent la force» du modèle d’activité du groupe avec une «nouvelle croissance du résultat net qui est en ligne avec les objectifs de notre plan à 3 ans», a affirmé Yves Perrier, directeur général du groupe, lors d’une conférence téléphonique.

La collecte qui correspond aux dépôts des clients moins les retraits s’est en revanche avérée négative: -11,7 milliards d’euros pour le semestre (-4,8 milliards pour le 2e trimestre).

Au-delà d’un effet de saisonnalité au deuxième trimestre, lié notamment au versement de dividendes par de nombreuses entreprises, et de la perte d’un mandat de gestion en Italie au cours des trois premiers mois, le groupe n’a pas échappé à la frilosité des clients dont le secteur dans son ensemble souffre depuis de nombreux mois.

L’effet de marché, c’est-à-dire l’évolution des encours liés à l’évolution des places financières, a en revanche été positif avec un gain de 73 milliards d’euros, a précisé Nicolas Calcoen, le directeur financier.

Cela a ainsi permis une progression de 4,3% des encours gérés par Amundi qui ont atteint 1487 milliards d’euros au 30 juin 2019.

Fort de la «bonne résistance de notre activité et de nos marges», M. Perrier a confirmé les objectifs de croissance du résultat pour 2020. Il a toutefois admis que la collecte constituait «l’objectif le plus incertain».

La feuille de route à horizon 2020, dévoilée en février 2018, prévoit un bénéfice net de plus d’un milliard d’euros annuel et une collecte nette cumulée d’au moins 150 milliards d’euros sur trois ans, contre 120 milliards pour la période 2016-2018.

«Nous sommes dans un environnement beaucoup plus difficile», a observé M. Perrier. «Fondamentalement ce qui a changé c’est l’aversion au risque. Il y avait 800 milliards de collecte en 2017 sur le marché européen, or depuis 12 mois elle est à zéro».

«Mais globalement il y a beaucoup de signes encourageants pour le deuxième semestre», a-t-il assuré en se disant «optimiste».